Le putsch au parti socialiste révèle une démocratie espagnole en crise

Par Alejandro López et Alex Lantier
1 décembre 2016

Le récent putsch à l’intérieur du Parti socialiste espagnol (PSOE) qui fut organisé pour amener au pouvoir un gouvernement minoritaire de droite du Parti populaire (PP). Il a révélé les rouages ​​réactionnaires du système politique qui émergea de la Transition de l’Espagne au régime parlementaire en 1978 après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco. 

La Transition a laissé au pouvoir la classe dirigeante capitaliste du régime fasciste, mais le PSOE et les autres partis qui dirigeaient la Transition ont promis qu’elle installerait néanmoins un régime démocratique. L’effondrement social et économique à travers l’Europe depuis le krach financier de 2008 et l’imposition de mesures d’austérité impopulaires profondes en Espagne pendant près d’une décennie ont fait que ces promesses ont volées en éclats. Cela a discrédité le système politique, et a fait que deux élections en décembre 2015 et juin 2016 ont produit un parlement sans majorité et qu’aucune majorité gouvernementale n’a émergé.

En septembre, dans le dos du public, une petite cabale des banquiers, de PDG, d’agents de renseignement, de responsables du PP et du PSOE ont conspiré pour renverser le Secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez afin d’imposer un gouvernement PP auquel s’opposait la majorité du peuple espagnol. La cabale fut conduite par l’ancien Premier ministre et Secrétaire général du PSOE Felipe González, l’une des figures majeures de la Transition.

Selon La Información, « l’opération orchestrée par Susana Díaz et un groupe de dirigeants [du PSOE] pour destituer Pedro Sanchez de son poste de Secrétaire général du PSOE n’est que la dernière étape d’une manœuvre qui a impliqué divers acteurs : hommes d’affaires, services de renseignement, anciens politiciens et une grande société de médias propriétaire de l’un des journaux les plus lus de l’Espagne et de la station de radio la plus populaire (Prisa) ».

Le groupe Prisa est propriétaire du quotidien El País, traditionnellement pro-PSOE, « journal de référence » de l’Espagne, qui a pris les devants des appels à la démission de Sánchez après qu’il s’est opposé aux tentatives d’installer un gouvernement minoritaire PP. El País qui fut fondé en 1976 par José Luís Cebrián, dont le père Vicente était un haut responsable du régime de Franco et le directeur de la publication principale de la Falange fasciste, Arriba. José Luís Cebrián était aussi un ami personnel de Felipe González, avec qui il a écrit plusieurs livres.

Après presque un an où l’Espagne ne parvenait pas à former un gouvernement, la crainte montait dans la bourgeoisie internationale. Le président américain Barack Obama a visité l’Espagne, appelant à ce qu’elle reste « forte et unie » et qu’elle « rejette la mentalité du « eux contre nous » de certains politiciens cyniques ». Sous la pression de Bruxelles pour mettre en œuvre plus d’austérité, ainsi que de mouvements sécessionniste régionaux, la cabale craignait que tout retard puisse provoquer une crise ouverte de régime. 

Elle a prévu le coup dans les jours qui ont précédé la réunion du Comité fédéral du PSOE qui a mis fin à la direction de Sánchez. Selon deux sources différentes de La Información, González Cebrián, et trois hommes d’affaires importants de l’IBEX, la bourse principale de l’Espagne, se sont réunis pour discuter du putsch.

L’un d’eux était César Alierta, ancien PDG de Telefónica, l’une des plus grandes sociétés de l’Espagne et l’un des opérateurs de téléphonie et fournisseurs de réseaux mobiles les plus importants au monde que Sánchez a accusé d’être derrière son éviction. Le deuxième était Isidro Fainé, PDG de La Caixa, une banque espagnole majeure et actionnaire de Prisa. Le troisième était un PDG anonyme d’une compagnie d’électricité.

Ces cinq individus ont discuté de la destitution de Sánchez, sur la base d’informations fournies par L’Agence national de renseignements l’Espagne (CNI), selon les sources de La Información. Ils auraient craint « la possibilité que Pedro Sanchez ne forme un gouvernement avec des séparatistes [régionaux] et Podemos. Les chiffres rendaient cela faisable et l’ancien secrétaire général du PSOE avait initié des contacts avec le PNV [Parti nationaliste basque] et d’autres formations sécessionnistes ».

Lors de cette réunion, ils ont convenu que Felipe González entamerait l’opération contre Sánchez en utilisant un entretien à la radio Cadena SER dont Prisa est le propriétaire. L’émission, enregistrée deux jours avant sa diffusion fut le signal pour que 17 membres de l’Exécutif fédéral du PSOE démissionnent, afin de faire pression pour que Sánchez démissionne.

Dans l’entretien, González a dénoncé le fait que Sánchez n’ait pas soutenu le PP, avertissant que cela menaçait de provoquer une crise du pouvoir. « Je me sens trompé par Sánchez, il m’avait dit [auparavant] qu’il s’abstiendrait dans le second vote » sur un gouvernement du PP, a dit González, ajoutant que Sánchez « le frustrait ». « Une troisième série d’élections serait de la folie, elle pourrait provoquer une crise du système ».

Selon un autre article paru dans La Información, Alierta a rencontré aussi Susana Díaz, qui a lancé la campagne à l’intérieur du PSOE, pour lui dire qu’elle aurait le plein appui des deux plus grands groupes de médias d’Espagne : Prisa et Unidad Editorial, propriétaire de El Mundo et Expansión.

Pendant toute l’opération, le gouvernement provisoire PP du Premier ministre par intérim, Mariano Rajoy était informé en permanence par des sources internes du PSOE. Selon Vozpópuli, « La source la plus directe de ces informations périodiques était Felipe Gonzalez qui les remettait personnellement au Premier ministre par intérim, une fois que les deux avaient conclu que les élections de juin ne résoudraient pas l’impasse politique, et qu’ils devraient s’atteler à éviter de nouvelles élections devant les yeux en attente de l’establishment financier et les grands centres de décision européens ».

Sánchez est vite tombé, annonçant sa démission et sa fidélité à la faction González-Díaz, quelques jours seulement après que les 17 membres du Comité fédéral du PSOE ont démissionné. Deux semaines plus tard, le PSOE a voté pour s’abstenir lors d’un vote parlementaire afin de permettre au PP de former un gouvernement. 

Díaz s’est elle-même présentée comme candidate à la direction du PSOE qui sera désignée dans un congrès l’été prochain. Peu de temps après que cela s’est su, il a été annoncé que Díaz rencontrera le chef de la politique étrangère de l’UE Federica Mogherini, le Président du Parlement de l’UE Martin Schulz, et des haut responsables européens, y compris le commissaire à l’économie Pierre Moscovici et la Commissaire à la politique régionale Corina Cretu.

Le putsch a mis à nu les forces de classe servies par le PSOE et le système politique espagnol. Il a montré comment les politiciens, les médias et de la machine d’État capitaliste obéissent impitoyablement aux ordres des banques, des grandes sociétés, et des grandes puissances impérialistes. Si les élections ne produisent pas le résultat désiré, en l’occurrence un gouvernement de droite avec un programme d’austérité, d’attaques contre les droits démocratiques et de préparatifs de guerre, alors tout simplement ils l’imposent. Pour ce faire, ils sont tout à fait disposés à laisser tomber le menu fretin comme Sánchez.

Le putsch de Gonzalez révèle aussi la faillite des alliés du PSOE comme Unidos Podemos, qui a ses origines dans les forces staliniennes et étudiantes radicales qui s’allièrent avec le PSOE pour bloquer l’opposition révolutionnaire de la classe ouvrière contre le régime fasciste durant la Transition. Podemos et divers groupes de pseudo-gauche dans l’orbite du PSOE ont critiqué le putsch comme une trahison mais sont restés impuissants.

La Gauche révolutionnaire a qualifié le rôle du PSOE dans le putsch de « trahison sans précédent de ses membres, de sa base électorale et sociale, des travailleurs et de la jeunesse de l’État espagnol ». 

Pour Anticapitalistas, organisation proche du Nouveau Parti anticapitaliste français qui travaille à l’intérieur de Podemos, le putsch a malheureusement produit un « grand mécontentement parmi de nombreux socialistes honnêtes pour qui l’idée d’une alliance de leur parti avec le PP était inconcevable ».

Les affirmations selon lesquelles le putsch de González et son étroite collaboration avec le PP sont une trahison des principes du PSOE sont des mensonges politiques. Ils couvrent le PSOE, avec lequel ils collaborent depuis des décennies, et, plus largement, le cadre politique entier de la Transition.

Tel qu’il est ressorti de sa « rénovation » sous González pendant la Transition, le PSOE est un parti bourgeois explicitement hostile au marxisme, travaillant sur une perspective de collaboration avec le régime fasciste. Les décennies d’austérité et de guerre subies par les travailleurs sous les gouvernements successifs du PSOE, et maintenant le putsch de González, ne sont pas des accidents, mais le produit organique de ce point de vue réactionnaire.

Dans le PSOE « la rénovation », l’évolution vers la droite d’un parti social-démocrate contre-révolutionnaire est venue recouper les besoins des États-Unis et de l’impérialisme européen qui évoluent. Pendant la Guerre civile espagnole provoquée par le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole en 1936, le PSOE faisait partie du gouvernement du Front populaire. Le PSOE a ainsi contribué à la suppression de soulèvements révolutionnaires répétés de la classe ouvrière espagnole, et a conduit la République à la défaite contre Franco.

Interdit par le régime fasciste après la guerre civile, le PSOE dirigé par Rodolfo Llopis plaça ses espoirs en l’intervention militaire des puissances impérialistes alliées contre Franco après la Seconde Guerre mondiale. Ses forces exilées rappelèrent parfois aux sociaux-démocrates européens la criminalité du régime franquiste, tandis qu’en Espagne il regroupait principalement des intellectuels bourgeois dont les activités étaient tolérées par les autorités. Cependant, cette stratégie a ignominieusement échoué : les sociaux-démocrates européens étaient violemment anticommunistes et soutenaient l’alliance de l’OTAN avec Franco.

Le changement ultérieur du PSOE fut largement préparé par le Parti communiste d’Espagne (PCE). Un parti stalinien, qui avait joué le rôle principal pendant la guerre civile dans le meurtre des partisans de Trotsky qui luttaient pour fournir une direction révolutionnaire à la classe ouvrière, il a proposé de travailler directement avec le régime fasciste. Dans les années cinquante, il adopta une ligne de « réconciliation nationale », s’engageant à s’allier à quiconque « voulait une réconciliation nationale ». Sur cette base, il fit appel à l’Église catholique et aux forces de la police et de l’armée pour un « changement pacifique » en Espagne.

Tandis que les fonctionnaires du PSOE et du PCE viraient à droite, une offensive révolutionnaire se préparait dans la classe ouvrière internationale. Après que dix millions de travailleurs ont participé à la grève générale de mai-juin 1968 en France, des grèves majeures et des manifestations de masse ont éclaté à travers l’Europe et le monde entier, mobilisant des dizaines, des centaines de millions de travailleurs.

Une vague après l’autre de luttes révolutionnaires brisèrent l’ordre politique en Europe. Des mouvements de grève massifs éclatèrent en Allemagne et en Italie en 1969 dans le cadre d’une profonde radicalisation de la jeunesse. Les grèves de masse en 1972 et 1974 firent tomber le gouvernement conservateur de Heath en Grande-Bretagne. Les dictatures à travers l’Europe du Sud commençaient à tomber : un an après avoir réprimé les manifestations de masse en 1973, la junte grecque des colonels s’est effondrée, la même année où la Révolution des œillets au Portugal renversa le régime fasciste d’Antonio Salazar.

L’élément clé de la situation politique, cependant, était la crise de direction politique dans la classe ouvrière. Alors qu’un gouvernement après l’autre tomba, nulle part un parti révolutionnaire ne mena les travailleurs à prendre le pouvoir. Au contraire, la bourgeoisie a pu utiliser les partis staliniens et sociaux-démocrates et leurs défenseurs politiques des différents groupes pablistes et capitalistes d’État pour ramener la situation sous contrôle et ainsi préserver le pouvoir capitaliste.

À mesure que les mouvements de grève en Espagne atteignaient des niveaux record, la bourgeoisie espagnole et l’alliance de l’OTAN ont conclu que le régime de Franco ne pouvait pas être sauvé simplement par la répression brutale. Ils cherchaient à élargir un peu la base sociale du régime composée des éléments fascistes les plus déterminés de la classe dirigeante. Ils utilisèrent l’incorporation du PSOE et du PCE dans les structures du régime de Franco comme base pour la création d’une structure parlementaire multipartite en Espagne.

Ils se sont tournés vers de jeunes « rénovateurs » du PSOE pour faire du PSOE un instrument fiable, une partie d’un duopole politique avec les forces franquistes de ce qui deviendrait le Parti populaire (PP). Lors du Congrès de Toulouse du PSOE de 1970, les « rénovateurs » sont entrés en scène. Un Felipe Gónzalez alors inconnu attaqua Llopis pour avoir isolé le PSOE en Europe en critiquant le régime franquiste : « vous rappelez à l’Europe ce qu’ils ne veulent pas. Vous rappelez à nos collègues socialistes ce qu’ils veulent oublier. Vous, qui avez lutté pour la démocratie, ne la représentez plus ».

Les rénovateurs de González évincèrent l’ancienne direction du PSOE au Congrès de Suresnes en 1974, au milieu de la crise révolutionnaire du Portugal voisin. Des années plus tard, il fut révélé que le CESED, le service de renseignement franquiste, rencontrait régulièrement les rénovateurs et fournissait à González et à d’autres délégués des passeports pour se rendre à Suresnes. Les passeports étaient invariablement refusés aux adversaires du régime.

Le PSOE « rénové » a reçu un large soutien de la part des sociaux-démocrates européens, notamment du Parti socialiste français. Parmi d’autre soutiens clés se trouvaient le Département d’État des États-Unis et le Parti social-démocrate allemand, qui a couvert les frais du PSOE pour payer le personnel à plein temps, le loyer, la formation, les conférences et les voyages de González en Europe via sa Fondation Friedrich Ebert.

Outre les liens franquistes avec le PSOE, le PCE connut également une croissance rapide. La politique de « réconciliation nationale » du PCE fut rebaptisée « Pacte pour la liberté » en 1974, permettant au PCE de nouer de nouvelles alliances non seulement avec des éléments sociaux-démocrates, mais aussi avec le Parti carliste, royaliste, et avec la secte catholique Opus Dei.

Les autorités franquistes tolérèrent la campagne subséquente pour promouvoir González, tandis que le PSOE conseilla le roi Juan Carlos et Adolfo Suarez sur les étapes à prendre vers la démocratie parlementaire. En dépit de ses convictions anticommunistes personnelles, González les avait exhortés à légaliser le PCE et les syndicats qui, il le savait, serviraient à empêcher les luttes des travailleurs de masse en Espagne de la fin des années 1970 d’évoluer vers le renversement révolutionnaire du régime après la mort de Franco en 1975.

Le Financial Times de Londres, la référence par excellence du capital financier européen, a avoué en décembre 1978, que le PCE, « qui contrôle la confédération syndicale CC. OO majoritaire et le parti politique le mieux organisé en Espagne », avait été « crucial dans certains des moments les plus tendus de la transition. La modération active manifestée par les communistes […] fut décisive pour éviter que l’Espagne ne tombe dans un abîme de conflit civil et pour permettre la poursuite des réformes ».

Le PSOE a formellement renoncé au marxisme en 1979, d’une manière très affichée, alors qu’il s’apprêtait à prendre ses fonctions au sein du régime franquiste. En 1979, González annonça qu’il « n’était plus marxiste » et appela à la suppression des références au marxisme dans les statuts du PSOE. Au 28ᵉ Congrès, de cette même année, le PSOE a officiellement renoncé au marxisme.

González n’avait jamais été marxiste, bien sûr. Cependant, cette déclaration visait à orienter l’atmosphère politique à droite, et à préparer le PSOE pour prendre le pouvoir. González a précisé que l’attaque contre le marxisme était étroitement liée à son objectif de démobilisation de la lutte sociale. Peu de temps après le 28ᵉ Congrès, il déclara : « Le Parti a l’obligation, en ce moment historique, d’être une source de tranquillité pour la société, transcendant les frontières du Parti lui-même ».

Dès sa prise de fonction en 1982, González a assidûment répondu aux exigences des banques et des grandes entreprises en démantelant les réglementations nationales existantes ancrées dans le caractère autarcique du régime franquiste et en s’orientant vers l’UE. González a également fait adhérer officiellement l’Espagne à l’OTAN et à l’UE et a mené les négociations pour la mise en place de la zone euro ; sous González, une grande partie de l’oligarchie capitaliste qui avait profité du régime franquiste est devenue des adeptes fervents du PSOE.

Plusieurs décennies plus tard, González a de nouveau organisé une opération pour rappeler le PSOE à l’ordre en fonction des besoins des banques et de l’OTAN. Cette fois, cependant, le PSOE est discrédité par son bilan anti-ouvrier sous González et le Premier ministre José Luis Zapatero. Le putsch de González contre Sánchez, élaboré en coulisses avec des grandes entreprises, les services de renseignement et la droite espagnole, n’est pas un accident ou une trahison des principes du PSOE. C’est l’expression du rôle historique du PSOE au cours du dernier demi-siècle en tant qu’instrument de gouvernement du capital.

Le démasquage des forces de classe servies par le PSOE révèle également l’orientation de classe réactionnaire de Podemos. Ils ne s’y opposent pas, ils préfèrent défendre le système qui a émergé de la Transition. Alors que González et Díaz complotaient en coulisses, Podemos prétendait que la seule alternative à un gouvernement dirigé par le PP était un gouvernement progressiste de « changement » PSOE-Podemos.

Représentant la confluence du postmodernisme et du stalinisme espagnol après que ce dernier a soutenu la restauration du capitalisme par la bureaucratie soviétique en URSS, Podemos travaille entièrement dans le cadre réactionnaire historique et politique de la Transition. Il insiste sur le fait qu’il envisage de gouverner dans de futurs gouvernements avec le PSOE.

S’adressant à la télévision publique espagnole en novembre, le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a déclaré que son parti « commettrait une grave erreur » s’il succombait « à la tentation » d’attaquer le PSOE comme un « rapace ».

« Il est important de travailler comme des fourmis, pour être la bonne opposition », a-t-il dit, ajoutant : « Nous allons consolider progressivement notre position. Il nous faudrait conclure des accords avec le PSOE afin d’arriver à une situation où nous pourrons former un gouvernement ».

Quel que soit le gouvernement de coalition que Podemos formerait avec le PSOE, ils serviraient d’instruments pour défendre les mêmes intérêts du grand patronat, de l’armée et des services de renseignement que ceux défendus par González.

(Article paru en anglais le 30 novembre 2016)